COMMUNIQUES DE PRESSE et FORUM
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Consultez notre site régulièrement.
Les communiqués ayant par nature un aspect d'actualité sont mis en évidence le temps paraissant nécessaire pour que les visiteurs du site en prennent connaissance rapidement au moment opportun; ensuite ils ont vocation à basculer comme pièce contributive à la réflexion dans les dossiers auxquels se rapportent leurs sujets, ou à disparaitre.
Il en est de même pour les échanges d'avis et les correspondances reçues qui se situent dans la rubrique Forum après les communiqués en déroulant la page.
COMMUNIQUES DE PRESSE
Liste des parutions
Si cette rubrique est dépourvue de textes, c'est parce qu'ils ont été supprimés pour cause d'obsolescence ou intégrés dans d'autres rubriques à titre de documentation intéressante mais ayant perdu l'intérêt d'une actualité récente.
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1/4/26 Célébrer la vitalité de l’artisanat normand!
Pour mettre à l’honneur les entreprises récemment labellisées Entreprises du patrimoine vivant (EPV), une cérémonie s’est tenue ce mardi 31 mars en préfecture, en présence de l’ARSEN, de la CMA Normandie, de la DGE et de SGS.
L’artisanat occupe une place essentielle en #Normandie: des métiers d’art riches et diversifiés, un dynamisme fort en matière d’emploi, et un rôle majeur dans l’attractivité économique et touristique du territoire.
Le label EPV, qui fêtait ses 20 ans en 2025, distingue des entreprises porteuses de savoir faire artisanaux et industriels d’excellence. Il leur offre une visibilité renforcée, un réseau national d’appui, et des avantages concrets, notamment fiscaux. Placé sous le haut patronage du Président de la République, il constitue un marqueur fort de qualité et de transmission. 54 entreprises normandes sont actuellement labellisées!
Félicitations aux entreprises distinguées cette année: vous êtes les ambassadeurs d’un patrimoine vivant qui allie tradition, innovation et ancrage territorial, et qui fait rayonner la Normandie en France et à l’international.
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FORUM
LES PROPOS RAPPORTES N'ENGAGENT QUE LEURS AUTEURS.
Liste des parutions
- Plaidoyer pour les langues régionales exprimé par un Corse
- Un programme régionaliste pour les élections municipales de mars 2026
- Borloo un vrai faux fédéraliste
- Régionalisme et société du peu ou de la désespérance ; c'est en France et donc aussi en Normandie
- La fiscalité affectée : un facteur de sédimentation de la dépense publique
- "Fête de la pomme" sept 2025 rentrée politique d'Hervé Morin
23/2/26 Plaidoyer pour les langues régionales exprimé par un Corse
Nous empruntons quelques lignes d'un long plaidoyer corse de François Joseph Negroni du mouvement Arritti ; totalement transposable à la Normandie ainsi qu'à d'autres régions qui ont conscience de ce que le mot culture enracinée* veut dire.
Depuis des décennies, ils [gouvernants, politiques, ministères, universitaires] nous expliquent que la question des langues est secondaire. Un sujet culturel, presque folklorique. Un supplément d’âme pour les discours officiels, une ligne dans les programmes, un paragraphe dans les commémorations.
Pendant ce temps, partout en Europe, d’autres peuples ont fait un choix inverse : faire de leur langue un pilier politique, un droit concret, une évidence sociale. Là-bas, on ne protège pas une langue en la célébrant une fois l’an. On la protège en la faisant vivre dans l’école, dans l’administration, dans la justice, dans la vie économique. On la protège en la reconnaissant comme une langue normale d’un peuple normal.
Ici, ils ont fait l’inverse. Ils ont organisé la marginalisation sous couvert d’universalité**. Ils ont transformé nos langues en objets culturels inoffensifs, en souvenirs tolérés, en marqueurs identitaires sans portée politique. Ils parlent d’« unité » pour ne jamais parler d’égalité. Ils parlent de « patrimoine » pour éviter de parler de droits. Et pendant qu’ils théorisent l’indivisible**, notre langue recule, s’efface, s’abîme, génération après génération.
Dans plusieurs régions d’Europe, les langues historiques ne sont pas traitées comme des anomalies. Elles sont des langues d’enseignement, des langues administratives, des langues de travail. On peut y vivre, y étudier, y être soigné, y être jugé dans sa langue. Résultat : ces langues tiennent. Elles se transmettent. Elles ne sont pas parfaites, elles ne sont pas magiques, mais elles sont vivantes. Parce qu’elles ont cessé d’être symboliques pour devenir politiques.
En Corse, ils nous proposent autre chose : la célébration sans le pouvoir, la reconnaissance sans les effets, l’amour des mots sans les droits qui vont avec. Ils nous expliquent que tout cela serait trop compliqué, trop sensible, trop dangereux. Dangereux pour quoi ? Pour qui ? Pour un système qui ne supporte pas l’idée qu’un peuple puisse exister autrement que dans leur vision jacobine.
Répartition des langues sur la carte :
-
Langues d’Oïl (Variétés du Nord, dans les tons de vert) ; celles-ci englobent la moitié nord de la France et constituent la base du français standard moderne.
Les dialectes notables comprennent :
• Le picard et le ch’ti dans le nord.
• Le normand en Normandie.
• Le gallo dans l'est de la Bretagne.
• Le poitevin-saintongeais dans la région centre-ouest.
• Le bourguignon et le franc-comtois dans l'est.
Les teintes les plus vertes indiquent les zones centrales, s'estompant vers le sud en zones de transition.
2. Langues d’Oc (Variétés du Sud, dans les tons de rouge); également connues sous le nom d'occitan,
Les exemples incluent :
• Le gascon et le béarnais dans le sud-ouest (avec des influences basques).
• Le limousin et l'auvergnat dans le centre-sud.
• Le provençal et le niçois dans le sud-est. Le cœur rouge intense représente le cœur du Languedoc, avec des bords rosâtres montrant le mélange.
3. Franco-provençal (Variétés de transition, dans les tons d'orange et de jaune); ce groupe sert de pont entre l'oïl et l'oc, souvent classé séparément en raison de traits uniques comme la diphtongaison des voyelles; il comprend :
• Le lyonnais et le forézien autour de Lyon.
• Le dauphinois et le savoyard dans le sud-est.
• Le bressan dans l'est. Cette zone est parfois appelée Arpitan et présente une zone de transition « Croissant » au centre, mélangeant les caractéristiques de l'oïl et de l'oc.
4. Langues périphériques et non romanes (en pourpre, bleu et rose) :
• Le breton (celtique) dans l'ouest de la Bretagne.
• Le basque (une langue isolée, sans rapport avec l'indo-européen) dans les Pyrénées du sud-ouest.
• L'alsacien (germanique) en Alsace.
• Le flamand (néerlandais/flamand) dans l'extrême nord.
• Le catalan (ibéro-roman) dans le Roussillon.
• Le corse (italo-roman) en Corse.
Celles-ci reflètent les histoires frontalières de la France et sont souvent menacées aujourd'hui.
Car la vérité est simple, et elle dérange : une langue est un ciment. Elle structure une manière de penser, de débattre, de se projeter, de faire société. Elle est un lien social, un lien politique, un lien historique. Quand une langue recule, ce n’est pas seulement un vocabulaire qui s’appauvrit. C’est une vision du monde qui se fragilise. C’est une communauté qui se voit peu à peu sommée de se traduire elle-même pour exister.
Ils voudraient nous faire croire que le combat est dépassé, que l’époque est à l’anglais global, aux identités fluides, aux cultures interchangeables. Mais partout où les peuples tiennent encore debout, ils tiennent aussi par leur langue. Non pas contre le monde, mais dans le monde. Non pas dans la fermeture, mais dans la continuité. Une langue forte n’empêche pas l’ouverture. Elle empêche seulement la dissolution.
l’État français continue de regarder cette réalité comme un problème à gérer plutôt que comme un fait politique à reconnaître. Ils tolèrent tant que cela reste marginal. Ils s’inquiètent dès que cela devient structurant. Ils applaudissent le symbole et bloquent le droit.
Et pourtant, nous le savons, nous le vivons : sans la langue, il n’y a pas de peuple politique*** corse plein et entier. Il n’y a qu’une périphérie culturelle, décorée, folklorisée, intégrée à condition de ne jamais trop exister. La langue corse est l’ossature invisible de notre société. Elle est ce qui relie les générations, ce qui donne une continuité à notre histoire, ce qui permet de penser la Corse autrement que comme un simple territoire administratif.
Ce combat est difficile. Il est lent. Il est souvent ingrat. Ils y opposent le droit, la peur, l’inertie, parfois même le mépris poli. Mais c’est un combat que nous ne lâcherons pas. Parce qu’il ne s’agit pas d’une revendication culturelle parmi d’autres. Tant que la langue corse restera confinée à l’affectif, au symbolique, à l’optionnel, elle restera fragile. Le jour où elle deviendra un droit, un usage, une évidence, elle cessera d’être en sursis.
Mais ils ne changeront pas cette réalité simple : un peuple qui renonce à sa langue renonce toujours à une part de lui-même. Et un peuple qui décide de la faire vivre, envers et contre tout, finit toujours par imposer le respect.
La Corse ne demande pas la charité. Elle demande la normalité. Le droit de vivre dans sa langue. Le droit de transmettre sans s’excuser. Le droit de faire société sans se traduire en permanence. Ce combat là n’est ni passéiste ni nostalgique. Il est profondément moderne. Parce qu’il parle d’émancipation, de dignité, de continuité.
Et quoi qu’ils en pensent à Paris ou ailleurs, ce combat ne s’éteindra pas. Il est le nôtre. Il est politique. Il est vital. Et tant qu’il y aura des Corses pour savoir que leur langue est le cœur battant de ce pays, il y aura des Corses pour refuser de la laisser devenir une langue de musée.
FJN
En 1883, un historien, Charles Joret, s’intéresse à la façon de parler des normands. Etudiant le langage utilisé ville par ville, village par village, il s’aperçoit qu’une ligne linguistique coupe en deux la Normandie.
Cette ligne linguistique est à peu près la même que la limite du peuplement viking, 900 ans plus tôt. Une discrète influence scandinave, qui a perduré.
Cette ligne de partage prend en compte des traits consonantiques qui permettent de distinguer les parlers normand et picard au nord (auxquels est attribué le qualificatif de normano-picards), du reste du domaine d’oïl au sud, à l’ouest et à l’est.
Actuellement, en terme de patois la pratique la plus courante (bien que marginale) se situe dans la Manche et en Seine maritime; évidemment les patoisants d'un bord ne comprennent pas tout de ceux de l'autre. et il y a d'autres variantes.
Par ailleurs la fierté normande s'affiche plus à l'ouest qu'à l'est de la région; la faute à la proximité de Paris et à l'industrialisation qui a substitué une culture ouvrière à celle de l'origine.
Pour en savoir plus et mieux sur patois et langue en Normandie: https://www.fale-normandie.fr
Fédération d'associations patoisantes et folkloriques.
Apartés d'Eric Valin
* La précision de l'enracinement est capitale parce qu'elle inclut la notion d'héritage, de capital à préserver, à développer et à transmettre ; savoir d'où l'on vient pour savoir où aller. L'enracinement de la culture est défié par des cultures extérieures invasives qui se plaquent sur les anciennes au risque de les étouffer ; on peut penser à l'islam dans le contexte actuel mais il ne faudrait pas oublier la submersion culturelle déjà à l’œuvre venant des États-Unis.
Si la notion d'Europe peut encore avoir du sens, c'est dans la diversité de nos cultures régionales et nationales en son sein plus que dans la superstructure politique de gestion d'un marché intérieur si mal défendu à l'extérieur.
** L'universalité peut s'entendre comme exportable et compréhensible par tout le monde ou comme format s'imposant à tout le monde. Dans le premier cas il y a double bénéfice, avoir une identité pour soi et pour les autres auxquels on apporte quelque chose de différent qui les enrichit.
L’indivisibilité de l'universalité fait penser à un nivellement totalitaire consubstantiel à des encéphalogrammes plats et qui empêche tout dialogue entre des variétés.
*** Ici, l'adjectif politique est important car il contribue à la définition du peuple au sens de l'auteur mais pas dans un sens à connotation ethnique si on ne dit que "peuple corse" (ou breton comme on l'entend souvent). On touche d'ailleurs une limite de l'emploi d'une langue. Qu'une langue permette de constituer une communauté (caractérisée, solidaire et reconnue) est évident, de là à constituer un peuple au sens socio-politique n'est valable que dans le cas des diasporas et on revient alors à un concept ethnico-culturel ou/et national à la base. Nous savons que l'étape suivante à la reconnaissance de peuple est celle de la reconnaissance d'un territoire et d'un Etat avec la notion de citoyenneté afférente. On atteint ici la limite de l'argument suffisant de la langue pour une reconnaissance de citoyenneté en considérant que tous les francophones n'ont pas vocation à devenir français; c'est nécessaire mais pas suffisant.
La notion de peuple politique normand inclusive de la population sur la base géo-historique et culturelle de la Normandie me convient.
16/2/26 Un programme régionaliste pour les élections municipales
On peut considérer que les élections municipales sont mineures dans la mesure où elles consistent à choisir une équipe de prestataires de services à la personne, d'agents d'entretien du cadre de vie et d'animateurs de loisirs.
Mineures également si on considère qu'elles ne présentent pas d'enjeux de pouvoir ailleurs que dans les moyennes et grandes villes*, et seulement pour tisser un réseau d'influence à l'occasion d'autres élections. A moins que la commune soit prise en otage pour être la vitrine Potemkine d'un parti ou d'une personne, assortie d'un pari selon le principe de Peter pour la suite de son ambition.
Vu ainsi la proposition récurrente (et démagogique comme les publicités de régime pour faire maigrir avant la saison des maillots de bain) d'abaisser l'âge du droit de vote à 16 ans ne présenterait pas de danger sauf à faire croire à des adolescents qu'ils ont la maturité d'un adulte avec droits (et devoirs?) afférents.
Vu ainsi les manœuvres d'entrisme islamistes recensées par la DGSI** sous couvert de listes "citoyennes" ne présenteraient pas de danger. Les propositions de droit de vote des étrangers (ceux de l'UE ont déjà ce droit) seraient de même nature anodine.....
Mais il en va tout autrement, puisque toutes sortes de groupements et d'associations, dont nous, s'adressent aux candidats pour influencer le programme de ceux qui seront élus.
N'oublions pas qu'un conseiller municipal est électeur des sénateurs qui déterminent les politiques nationales ; ce mandat ne peut être confié à des gens ayant des arrières pensées nuisibles aux intérêts et à la nature de la France.
Un conseil municipal a pour fonction d'organiser la vie commune pas la vie communautaire.
L'attente régionaliste, qui conditionne un éventuel soutien à un programme, se répartit de façon itérative selon deux thèmes de façon classique et logique, celui de la culture et celui de l'économie.
La culture est constitutive d'une vie d’honnête homme mais la culture ne restera vivante que par des hommes ayant préalablement trouvé le moyen de vivre matériellement. Ceux qui en doutent n'ont qu'à consulter la consensuelle pyramide de Maslow.
Attente dans le domaine de la culture
Quelle que soit la taille d'une commune, une politique culturelle n'a de grâce à nos yeux que si elle a un fort programme patrimonial dans les multiples formes que cette notion renferme :
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architectural et paysager, flore et faune ; toponymie et monument commémoratif ;
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spectacles vivants (folklore, foire, fête traditionnelle, spectacle historique,....) ;
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musées relatifs au vécu local, circuits de mise en valeur des pays ;
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mise en valeur des écoles de peinture et du
patrimoine musical, dont les instruments ;
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pavoisement normand (édifices, entreprises, clubs, associations);
- valorisation des lieux d'inspiration littéraire et langue normande ;
- soutien des associations locales de préservation ou restauration des éléments patrimoniaux.
Tous ces aspects n'excluent pas les créations contemporaines qui, d'ailleurs, peuvent s'en inspirer pour le meilleur et... pour le pire parfois constaté.
Attente dans le domaine économique
Grandes villes (capitales, préfectures)
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éviter la polarisation excessive d'un jacobinisme régional au milieu d'un désert rural ;
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favoriser les coopérations afin d'atteindre des seuils d'efficience plus élevés, en particulier un réseau des trois villes majeures Caen, Le Havre et Rouen pour figurer plus haut dans le classement des statistiques étudiant les métropoles françaises ou européennes ;
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penser les équipements administratifs, industriels et de services locaux avec un souci de leur ruissellement positif vers les territoires périphériques ;
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faciliter l'implantation de grandes entreprises demandant des investissements préalables lourds ;
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avoir une relation centre-périphérie équilibrée prenant en compte la balance des coûts et bénéfices de la centralité autant pour la ville centre que pour les villes périphériques.
Attente dans le domaine économique
Villes moyennes (sous préfectures, gros bourgs)
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être des relais d'aménagement équilibré du territoire (services publics, PME et ETI) et les avocates des petites communes à leurs périphéries auprès des grandes villes ;
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éviter de devenir des villes dortoir qui les ferait rentrer dans une spirale du déclin alors que la spécificité et la richesse de la Normandie est d'avoir un maillage urbain, dynamique jusqu'à ce jour, réparti sur l'ensemble de la région ;
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être attractive à la fois des entreprises et des excédents de la surpopulation des grandes villes par une redynamisation des centre-villes, par des offres de formation, par des offres foncières et par une offre de mobilité (route-rail, intermodalité) fluide.
Attente dans le domaine économique
Petites villes (isolées en monde rural ou en bordure littorale)
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attirer des populations compatibles avec un environnement rural (éloignement, frugalité relative, mode de vie et de relation, aptitude à se greffer sur un existant en place,....) ;
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associer son développement à celui des villes moyennes ou grandes à proximité en sachant se faire respecter, accueillir des activités d'artisanat porteuses de développement industriel ou touristique ainsi que de sous-traitance ou d'apport de services pour les villes voisines ;
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assumer la nature rurale ou littorale de la commune en étant des "villages paysagers" typiques (architecture, activité, animation) dont l'identité créera l'attractivité.
L'attente que nous formulons est celle d'un monde idéal à atteindre sans ignorer les multiples difficultés à vaincre, qu'elles soient humaines et politiques, administratives et financières, géographiques et économiques.
Reconnaissons que les procédures de collaboration (EPCI par exemple), la planification (SRADDET et SRDEII), la gouvernance plus ou moins formelle, le rappel au devoir par les champs de compétence, l'intérêt politique bien compris constituent un couteau suisse de solutions pour que tant bien que mal l'économie locale ait une cohérence et un objectif toujours préférables à l'anarchie.
Ce sont les joies du mille-feuille, à nous régionalistes de suggérer des solutions d'optimisation.
Eric Valin
Pour info: Téléchargez le cahier de propositions CPME "Adopter le réflexe PME". Téléchargez la charte d'engagements CPME.
* Plus le regard descend vers les petits communes, plus on trouve de maires sans étiquette.
** L'hebdomadaire Marianne informe que plusieurs intellectuels, personnalités, militants ou citoyens engagés, d’Élisabeth Badinter à Nathalie Heinich, en passant par Pierre-André Taguieff et Élie Chouraqui, demandent aux candidats de signer une charte contre l'entrisme à l'initiative de deux associations Dhimmi Watch et Défense des serviteurs de la République. Leurs buts respectifs sont d'une part d'alerter des risques de formes de dhimmitude
(régime du droit musulman enraciné dans certaines interprétations de l'islam), qui instaure la ségrégation et la domination des non-musulmans en s'imposant progressivement dans notre société et d'autre part défendre les agents de la fonction publique, élus, lanceurs d’alerte ou simples citoyens dont les libertés, l’autorité ou la sécurité sont contestées, menacées ou attaquées.
Relevé sur un forum 4/12/25 Borloo un vrai faux fédéraliste
Jean-Louis Borloo après son intervention sur CNews du 25 novembre a suscité des commentaires dont celui retenu ci-dessous.
Le président d’honneur de l’UDI ne veut pas "moins d’État", mais "mieux d’État".
Sa vision du fédéralisme à la française c'est "Que l’État s’occupe de la
sécurité, de la recherche, de l’avenir, des médicaments, de la collecte de l’impôt, c’est un truc qui marche bien", c'est "Il faut transférer aux provinces un seul poste de commandement. Que le logement soit réglé par la province, que la santé soit réglée par la province".
Mais province dans le sens de regroupement des départements et de la Région sans référence à un passé ou une délimitation historique. Une conception qui reste fondamentalement étatiste ; anti-subsidiarité car il conçoit une décentralisation centralisée au niveau de provinces, au lieu d’attribuer la compétence de principe (et les moyens nécessaires) au niveau le plus apte à gérer une problématique.
Et le commentateur d'ajouter "Avec les hommes politiques sans idées, le pire est quand, par exception, ils en ont une"…
Commentaire de l'avis : Le mieux d’État annoncé par Sébastien Lecornu sous le signe de la décentralisation va dans le sens d'un transfert de gestion en matière de médico-social, de logement, de gestion des routes. Faisant du département un acteur plus important qu'il est aujourd'hui, mais sans résoudre le problème du mille-feuille ni celui des doublons qui se prétendent complémentarités.
Par ailleurs le mode de création des provinces qu'il préconise reste inconnu en terme de périmètre, d'élections, de recettes fiscales, de champs de compétence, de statut des fonctionnaires, etc, etc
Régionalisme et société du peu ou de la désespérance ; c'est en France et donc aussi en Normandie. EB/EV 2/11/25
Un adhérent nous a fait parvenir un texte relatif à la sociologie contemporaine sur fond de désespoir et désespérance qui pourraient être contagieux si l'offre régionaliste, dans laquelle on resitue le texte, ne s'inscrivait pas en proposition de sursaut ; à la fois par une identité collective qui est partiellement constituante de l'identité personnelle et par la reprise en main de la gestion du territoire de sa résidence pour son développement.
Le texte présente un essai qui interroge la perte collective d'appétit écrit par l’ethnopsychiatre Patrick Vincelet;essai intitulé "Les gens du peu; les gens de peu et l'anorexie sociétale". À partir du mouvement des Gilets jaunes, il y analyse les fractures sociales et décrit une société en perte de désir.
Patrick Vincelet est ethnopsychiatre c'est à dire un psychiatre spécialiste des civilisations. Le livre prend comme point de départ le mouvement des Gilets jaunes qui étaient "des gens du peu" protestant avec dignité contre la vie chère et les salaires bas. Ils ont mis en évidence le fait qu’on ne peut pas vivre avec aussi peu d’argent.
En contrepoint des Gilets jaunes, Patrick Vincelet a repéré une autre caractéristique sociologique : la masse de tous ceux qui se satisfont de ce qu’ils ont et qui pourtant ont bien peu; " les gens de peu ".
Ce sont ceux qui intériorisent passivement leur condition, avalent tout, acceptent tout. Ils ont en commun une certaine médiocrité et un conformisme social. Un panurgisme qui les a fait renoncer à une vie selon leurs souhaits. Ils n’ont plus faim, n’ont plus d’envie. Ils ne cherchent pas les ennuis, ils veulent une vie sans histoires et banale. Ils ont un surmoi social qui est très fort, n’ont pas vraiment d’originalité ; d’où cette expression "d'anorexie sociétale",
Comparaison volontairement choquante autour de la notion de "peu". Pour l'auteur, il s’agit d’une société sans surpassement, quasi sans spiritualité, ou on lui a substitué les activités de bien être, le ping-pong, le jogging…
Dans un contexte où de surcroît, les difficultés se succèdent : travail, transport, famille, l'auteur est parti des questions "pourquoi plus personne ne veut travailler", "pourquoi dit-on qu’il n’y a plus d’envie, plus d’entrain". Cela cache un phénomène qui reste à décrire. C’est ce que tente le psychiatre qui interroge également les symptômes de notre époque dont le fait que de plus en plus de jeunes ne veulent plus d’enfants et vont jusqu’à la vasectomie. Avec une approche d’abord sociologique, Patrick Vincelet a réalisé la généalogie de ce qu’il entrevoit : un rétrécissement de la pulsion de vie.
Le régionalisme peut requinquer cette pulsion en mettant les gens du peu et de peu à portée de gestion de leur existence. Mais ressusciter les morts de la vie sociale est un engagement quasi sacerdotal de foi, d'espérance et de solidarité. Adhérez, militez, faites oeuvre de bonne politique.
La fiscalité affectée : un facteur de sédimentation de la dépense publique 30/9/25 Romain Delisle IREF- Contrepoints
ndlr: think tank d'inspiration économique libérale qui présente un point de vue dont on peut débattre mais qui n'est pas forcément à diaboliser.
Alors que la dépense publique reste élevée malgré les signaux d’alarme de l’alourdissement du fardeau de la dette, la fiscalité affectée apparaît comme un facteur clé de rigidité budgétaire.
Entre taxes fléchés vers un maquis d’agences publiques différentes, comptes spéciaux et financement d’opérateurs publics, ce système complexifie le contrôle des finances publiques et limite l’efficacité des efforts de réduction des dépenses.
Depuis la dissolution ratée de 2024, la chute des gouvernements Barnier et Bayrou et la tragicomédie du vote du budget 2025, la question de la dépense publique est revenue au premier plan de l’agenda politique et du débat public. Les fameuses « économies », dont le chiffre devait atteindre 44 Mds€ cette année, ne sont pas, à proprement parler, une baisse de la dépense publique mais un simple ralentissement de la hausse pour partie et une augmentation des prélèvements obligatoires pour une autre part.
Dans le projet présenté par François Bayrou, qui servira peut-être de base aux prochaines négociations, le total de la dépense publique atteindrait 1722 Mds€ en 2026, soit 29 Mds€ de plus que l’année précédente …
Outre la contrainte politique, qu’il ne s’agit naturellement pas de minimiser, le jeu des intérêts publics et privés, l’importance des coalitions qui les défendent et l’inertie du monde politique, il est un facteur rarement évoqué qui augmente la difficulté à réellement baisser la dépense publique : celui du poids de la fiscalité affectée.
La rigidification rampante de l’emploi des recettes publiques
L’universalité de l’impôt est un principe budgétaire classique du droit public français qui comporte notamment une règle de non-affectation des recettes fiscales à une dépense particulière, toutes les recettes fiscales alimentant le budget général de l’État.
Or ce principe comporte des exceptions : budgets annexes, comptes spéciaux, financement des opérateurs de l’État, des collectivités locales ou de la sécurité sociale. Comme le note le Conseil des prélèvements obligatoires, les exceptions ont pris le pas sur la règle : en 2022, les recettes des 238 taxes affectées atteignaient 462 Mds€ (soit 36 % des prélèvements obligatoires), un chiffre supérieur aux 323 Mds€ de recettes abondant le budget de l’État.
La part de taxes affectées représente 57 % des ressources de la sécurité sociale et 39 % de celles des administrations publiques locales. La CSG (contribution sociale généralisée), avec un rendement de 140 Mds€, est la plus importante de ces taxes, suivie de la part de TVA fléchée vers les régions, la sécurité sociale ou l’audiovisuel public (102 Mds€), des droits de mutation à titre onéreux (20 Mds€) et des droits d’accises sur les tabacs (14 Mds€).
Un tour de passe-passe pour éviter de baisser la dépense publique
Le principal problème de l’affectation de la fiscalité à une entité publique est son risque d'inefficacité : soit le rendement de la taxe est fort et l’organisme aura trop d’argent qu’il dépensera de manière irrationnelle, soit le rendement de la taxe est faible et l’organisme sera sous-financé. Des effets d’aubaine ou de rentes peuvent aussi apparaître, liés au contrôle d’une manne qui n’est jamais remise en question par le législateur, manne alimentée par des taxes à faible rendement qui contribuent également à l’illisibilité du système fiscal.
La fiscalité affectée est un frein invisible à la maîtrise des dépenses publiques. Trop de taxes fléchées, trop de comptes spéciaux, trop de bureaucratie : le résultat, ce sont des finances publiques rigides et incontrôlées, voire inefficaces. Revenir à une fiscalité universelle, simplifier le budget et limiter l’État à l’essentiel serait le meilleur moyen de redonner du pouvoir d’achat aux Français et de redynamiser l’économie. Naturellement, cette clarification doit s’accompagner d’une vraie réflexion sur le périmètre de l’État et déboucher sur des choix politique courageux pour supprimer certains services inutiles et en privatiser d’autres, permettre à chacun de s’assurer socialement (maladie, maternité, vieillesse, chômage) auprès des compagnies ou mutuelles de son choix…
Fête de la Pomme 2025 Si vous avez manqué ces discours bilan et projet, cliquez sur les liens ci-dessous:
Discours d’Hervé MORIN Speech by Hervé MORIN - Apple Festival 2025
Discours de Bruno RETAILLEAU Speech by Bruno RETAILLEAU - Apple Festival 2025
Intégralité des interventions
Fête de la Pomme 2025 : Bruno RETAILLEAU est l'invité d'Hervé MORIN !